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Actualités

© Frédéric Beauclair

La chapelle des Simples

→ Du samedi 3 mai 2025 au dimanche 1 novembre 2026

En 1959, Jean Cocteau accepte, à la demande des élus de Milly-la-Forêt, de décorer la petite chapelle Saint-Blaise des Simples, située à l'orée du village. Pour cette ancienne chapelle des lépreux, Cocteau s'inspire des plantes médicinales, les Simples, cultivées à Milly : guimauve, belladone, valériane, renoncule, colchique, jusquiame, gentiane et menthe. Ces grandes tiges colorées, du sol à la charpente le long des murs, entourent une scène de la Résurrection du Christ.

Rendant ainsi hommage aux spécialités de Milly, l'artiste réitère une œuvre monumentale, à la suite de celles réalisées avec brio dans le midi de la France. La scène de la Résurrection du Christ attire particulièrement l'attention, par l'idée d'une ascension vers le ciel des âmes, tandis que Cocteau suggère par l’épitaphe gravée sur sa pierre tombale, Je reste avec vous, qu'il en est autrement pour son œuvre. Des vitraux, aux motifs géométriques ou anthropomorphiques, dessinés par Cocteau et réalisés par un maître verrier allemand, complètent l’ensemble.

La visite de l’exposition est intégrée à la visite de la Maison.


Commissariat : GIP Maison Jean Cocteau, Muriel Genthon.
Scénographie : Frédéric Beauclair.

© Frédéric Beauclair

Colette, une grande sœur

→ Du samedi 3 mai 2025 au dimanche 31 octobre 2027

Des années 1900 à la mort de Colette, en 1954, Jean Cocteau et Colette ont entretenu une relation d’amitié et de complicité artistique et intellectuelle tout à fait singulière. Entre la terrienne et le funambule, comment imaginer qu’une telle amitié puisse avoir existé ? L'exposition Colette, une grande sœur est l’occasion d’en découvrir les multiples facettes. Elle débute par l’évocation de leur première rencontre au Palais de Glace des Champs-Élysées en 1903, lorsque Cocteau, jeune adolescent, découvre une Colette en tenue de cycliste, adepte des loisirs et des lieux parisiens de la Belle Époque. Avant d’en être l’ami et le complice, Cocteau est fasciné par une jeune femme qui s’affranchit des conventions sociales et exerce sa liberté, quitte à provoquer le scandale. Puis, dans les années 30, leur proximité se renforce, lorsque Colette devient un écrivain désormais reconnu. Grâce à leur voisinage du Palais-Royal à Paris, leur amitié se fortifie par de fréquentes visites, des promenades dans ce jardin « pour adultes », des échanges de lettres affectueuses.

Observant le déclin de son aînée, Cocteau devient pendant les dernières années de Colette une présence attentive et aimante, tandis qu’elle reconnaît en Cocteau le poète qui ose tout.

L’exposition présente des dessins, des photographies, des lettres, des citations, qui, au fil des années, témoignent de cette amitié. Au centre du dispositif, sont présentés le Portrait de Colette par Cocteau, au charbon et à la farine, exceptionnellement prêté par le Centre Pompidou, et l’extrait du documentaire de Yannick Bellon où nos deux compères devisent de tout et de rien.

Un livret illustré accompagne cette exposition, et permet, grâce aux contributions de deux universitaires, Nicole Ferrier-Caverivière et David Gullentops, de mieux appréhender ce qui rapproche et ce qui fascine ces deux monstres sacrés.

La visite de l’exposition est intégrée à la visite de la Maison.

Commissariat : GIP Maison Jean Cocteau, Muriel Genthon.
Scénographie : Frédéric Beauclair.

© Maison Jean Cocteau

© Maison Jean Cocteau

Le livret illustré qui accompagne l’exposition Colette, une grande sœur

→ Du vendredi 17 avril 2026 au dimanche 31 octobre 2027

L'exposition Colette, une grande sœur, après celle consacrée au couple Marais-Cocteau, est une occasion de faire découvrir les multiples facettes des relations qu'entretenait Cocteau avec ses amis. Pour lui, l'amitié avec Colette (1873-1954) a pris bien des aspects. « Petit frère », il l’est assurément lorsque, adolescent, il croise une jeune femme libre, mais aussi attentif aux difficultés de la vieillesse quand, plus tard, il devient inséparable d’une femme déclinante.

Grâce à la contribution de Nicole Ferrier-Caverivière, agrégée de littérature et docteur ès lettres, cette relation est déclinée à chaque étape de leur vie. De leur enfance heureuse dont tous deux garderont toute leur vie une tendresse particulière, à l’âge de l’émancipation d’une femme, dans les premières années du XXe siècle, répond quelques années plus tard la fascination d’un jeune homme de seize ans son cadet, qui renie ses premiers poèmes pour se retrouver dans l’anticonformisme d’une femme libre. La contribution de Nicole Ferrier-Caverivière montre combien cette dimension scandaleuse, loin de l’image de la vieille dame respectable des dernières années, fonde la relation d’amitié profonde qui lie ces deux écrivains.

Pour David Gullentops, professeur émérite à l’Université de Bruxelles (VUB) et grand spécialiste de l’œuvre de Cocteau, l’analyse de l’éloge à Colette prononcé en 1955 pour sa réception à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, où il occupe le siège de son amie, est l’occasion de montrer comment cette amitié nourrit le parcours et l’œuvre du poète. Étayé par de nombreuses références aux écrits ou aux interventions de Cocteau, le texte de David Gullentops décrypte les thèmes sur lesquels cet éloge est fondé, met au jour les inspirations qui sont les siennes, les images qu’il retient de son amie.

Ce livret illustré complète la visite de l’exposition Colette, une grande sœur (voir rubrique Expositions). C’est la mission de la Maison Jean Cocteau que de faire comprendre la place de cet artiste dans son siècle, dans le cadre enchanté qu’il nous a légué et qui perdure grâce à la Région Île-de-France. À ne pas manquer.

© Maison Jean Cocteau, Jacques-Émile Blanche (1861-1942), Jean Cocteau, Février 1912

Un portrait de Jean Cocteau par Jacques-Émile Blanche (1861-1942), Huile sur toile, 1912

→ Du vendredi 17 avril 2026 au dimanche 1 novembre 2026

« Mais le dimanche ankylose la main gauche avec laquelle on est poète et délivre la main droite avec laquelle on est ami. » — Jacques-Émile Blanche / Jean Cocteau, Correspondance, 1912-1939, édition La Table Ronde.

Grâce à la générosité du musée national d’art moderne (Centre Pompidou), de son directeur Xavier Rey et de Christian Briend, directeur des collections modernes, la Maison Jean Cocteau bénéficie cette année d’un prêt exceptionnel : le portrait de Jean Cocteau à 22 ans, par Jacques-Émile Blanche. Cette peinture de 1912 fait partie des quatre portraits de Cocteau, peints par Jacques-Émile Blanche, entre 1912 et 1913. Ils témoignent de l’amitié que Blanche, alors âgé de 51 ans, porte à ce jeune poète, tandis que Cocteau, à travers une correspondance et des séjours à Offranville en Normandie, tisse avec cet homme mûr un lien affectif, renforcé par l’image d’un père qu’il n’a pas eu.

Jusqu’au 1er novembre 2026.

© Maison Jean Cocteau

Un Portrait de Jean Cocteau par Bernard Buffet (1928-1999), Huile sur toile, 1955

→ Du vendredi 17 avril 2026 au dimanche 1 novembre 2026

En 1955, Bernard Buffet réalise ce grand portrait de Jean Cocteau. Figure majeure de la création artistique du XXᵉ siècle, il a connu Cocteau à la fin des années 1940 et a illustré La Voix Humaine. Par son trait incisif et sa composition dépouillée, le peintre donne à voir une présence à la fois intense, silencieuse et profondément singulière.

Cette rencontre entre deux artistes aux univers très personnels témoigne de l’effervescence artistique des années d’après-guerre. Conservé dans la maison de Milly, le tableau prend une résonance particulière : il entre en dialogue avec les objets, les œuvres et les souvenirs qui composent l’intimité de l’artiste à Milly-la-Forêt.

Prêté exceptionnellement par le Centre Pompidou, ce portrait est présenté dans le vestibule de la Maison Jean Cocteau jusqu’au 1ᵉʳ novembre 2026.

Les chemins de Colette, Conversation entre Nicole Ferrier-Caverivière et Frédéric Maget

→ À partir du samedi 10 octobre 2026 | 15h

Pour commémorer la mémoire de Jean Cocteau, mort il y aura 63 ans le 11 octobre 2026, et en écho à l'exposition Colette, une grande sœur, présentée au second étage de la Maison, nous accueillerons deux chercheurs spécialistes de Cocteau pour une conversation à deux autour des chemins de Colette, que Cocteau a croisé.

Nicole Ferrier-Caverivière, agrégée de lettres, docteur en littérature.

Frédéric Maget, directeur de la Maison-Musée Colette de Saint-Sauveur-en-Puisaye.

Expositions

© Frédéric Beauclair

La chapelle des Simples

→ Du samedi 3 mai 2025 au dimanche 1 novembre 2026

En 1959, Jean Cocteau accepte, à la demande des élus de Milly-la-Forêt, de décorer la petite chapelle Saint-Blaise des Simples, située à l'orée du village. Pour cette ancienne chapelle des lépreux, Cocteau s'inspire des plantes médicinales, les Simples, cultivées à Milly : guimauve, belladone, valériane, renoncule, colchique, jusquiame, gentiane et menthe. Ces grandes tiges colorées, du sol à la charpente le long des murs, entourent une scène de la Résurrection du Christ.

Rendant ainsi hommage aux spécialités de Milly, l'artiste réitère une œuvre monumentale, à la suite de celles réalisées avec brio dans le midi de la France. La scène de la Résurrection du Christ attire particulièrement l'attention, par l'idée d'une ascension vers le ciel des âmes, tandis que Cocteau suggère par l’épitaphe gravée sur sa pierre tombale, Je reste avec vous, qu'il en est autrement pour son œuvre. Des vitraux, aux motifs géométriques ou anthropomorphiques, dessinés par Cocteau et réalisés par un maître verrier allemand, complètent l’ensemble.

La visite de l’exposition est intégrée à la visite de la Maison.


Commissariat : GIP Maison Jean Cocteau, Muriel Genthon.
Scénographie : Frédéric Beauclair.

© Frédéric Beauclair

Colette, une grande sœur

→ Du samedi 3 mai 2025 au dimanche 31 octobre 2027

Des années 1900 à la mort de Colette, en 1954, Jean Cocteau et Colette ont entretenu une relation d’amitié et de complicité artistique et intellectuelle tout à fait singulière. Entre la terrienne et le funambule, comment imaginer qu’une telle amitié puisse avoir existé ? L'exposition Colette, une grande sœur est l’occasion d’en découvrir les multiples facettes. Elle débute par l’évocation de leur première rencontre au Palais de Glace des Champs-Élysées en 1903, lorsque Cocteau, jeune adolescent, découvre une Colette en tenue de cycliste, adepte des loisirs et des lieux parisiens de la Belle Époque. Avant d’en être l’ami et le complice, Cocteau est fasciné par une jeune femme qui s’affranchit des conventions sociales et exerce sa liberté, quitte à provoquer le scandale. Puis, dans les années 30, leur proximité se renforce, lorsque Colette devient un écrivain désormais reconnu. Grâce à leur voisinage du Palais-Royal à Paris, leur amitié se fortifie par de fréquentes visites, des promenades dans ce jardin « pour adultes », des échanges de lettres affectueuses.

Observant le déclin de son aînée, Cocteau devient pendant les dernières années de Colette une présence attentive et aimante, tandis qu’elle reconnaît en Cocteau le poète qui ose tout.

L’exposition présente des dessins, des photographies, des lettres, des citations, qui, au fil des années, témoignent de cette amitié. Au centre du dispositif, sont présentés le Portrait de Colette par Cocteau, au charbon et à la farine, exceptionnellement prêté par le Centre Pompidou, et l’extrait du documentaire de Yannick Bellon où nos deux compères devisent de tout et de rien.

Un livret illustré accompagne cette exposition, et permet, grâce aux contributions de deux universitaires, Nicole Ferrier-Caverivière et David Gullentops, de mieux appréhender ce qui rapproche et ce qui fascine ces deux monstres sacrés.

La visite de l’exposition est intégrée à la visite de la Maison.

Commissariat : GIP Maison Jean Cocteau, Muriel Genthon.
Scénographie : Frédéric Beauclair.

Art contemporain

Photo Vierge d’Ile-de-France nord, ciment et plâtre, collection du FRAC Ile-de-France

Installation des œuvres de Michel Charpentier dans le jardin de la Maison Jean Cocteau

→ À partir du jeudi 17 avril 2025

Deux sculptures de Michel Charpentier (1927-2023), issues de la collection du FRAC (Fonds régional d’art contemporain) d’Île-de-France, sont présentées dans le jardin arrière de la maison.

En écho à l’exposition proposée par le FRAC en 2025, Berserk et Pyrrha, sur les liens entre art contemporain et art médiéval, la Maison Jean Cocteau a souhaité conserver en dépôt à l’issue de l’exposition les deux Vierges d’Île-de-France, œuvres de Michel Charpentier, dans le jardin face à l’entrée.

À première vue, ces deux Vierges à l’enfant peuvent étonner par leur allure grotesque et quelque peu décrépie. Pour Michel Charpentier, adepte de ces sculptures de plein air en ciment gris, grandeur nature, elles sont le reflet d’une humanité souffrante, comme le sont ses Cantatrices à la bouche grande ouverte. En référence aux statues des cathédrales d’Île-de-France, ces Vierges à l’enfant – sud et nord, comme si elles avaient été placées devant chacun des portails des églises – font partie de l’histoire de la Région, une histoire que le sculpteur teinte d’humour et de dérision. Elles ont pour toile de fond les murs du vieux château qui jouxte le jardin, faisant ainsi le lien entre les statues des cathédrales et l’origine médiévale du château. Mais ce Moyen Âge est bel et bien réinventé. Charpentier et Cocteau se connaissaient : c’est à Rome, alors que Michel Charpentier était pensionnaire de la Villa Médicis, que Jean Cocteau remarqua ses sculptures si étranges. « C’est formidable ! Il faut aider ce jeune homme ! » dit le poète, touché par cette vision d’une humanité souffrante, imprégnée de sacré. Une vision qui, indubitablement, les rapproche.

Au fond du verger, comme un gentil cerbère, la Chienne assise de Michel Charpentier semble surveiller la porte. La technique du ciment travaillé à la main sur une armature métallique donne à l’animal, élément d’une série, une allure bienveillante, malgré un museau proéminent.

L’homme parle de son travail avec une grande simplicité, avec une sorte d’étonnement permanent face à ce mystère.
« Qu’est-ce que c’est au fond la sculpture ? C’est du rêve à l’état solide ! »

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